Notre Histoire

Saint-Ours, porte d’accueil du Bas-Richelieu

En 1672, Louis XIV remet au capitaine Pierre de Saint-Ours, du régiment Carigna Salières, une concession seigneuriale de 224 km2, qui s’étend de la rive sud du fleuve Saint-Laurent jusqu’à la rivière Yamaska.

Après un début lent et difficile, les colons se regroupent peu à peu à l’emplacement actuel, attirés par la très grande fertilité des terres qui, encore aujourd`hui, comptent parmi les plus riches au Québec.

Construite de façon plus modeste en 1792, la maison des seigneurs de Saint-Ours devient, après relocalisation et reconstruction, le manoir actuel.

Le 7 mai 1837, se tient à Saint-Ours, à la maison du docteur Jacques Dorion, la première assemblée de protestation des canadiens français contre l’attitude négative du gouvernement britannique et des canadiens anglais. Par la suite, Louis-Joseph Papineau est élu chef de la révolte. Voilà donc le départ des troubles de 1837-1838 qui enflammèrent tout le Bas-Canada avec ses victoires, ses défaites, la mort de plusieurs de nos compatriotes mais aussi l’affimration du fait français au Canada.

Avec une population de 3936 habitants en 1847, presque le double d’aujourd’hui, Saint-Ours est un gros village. Il est le point de convergence de la production agricole de l’arrière-pays. Les agriculteurs envoient leurs productions céréalières sur le quai du village où les marchands locaux se chargent de les expédier vers les grands marchés commerciaux comme Montréal. À l’inverse, beaucoup de produits manufacturés s’acheminent vers Saint-Ours par les mêmes moyens.

La construction de la première écluse terminée en 1849, s’avère indispensable au grand commerce international. En jonction avec le canal Chambly, cette ouverture permet aux radeaux, barges et vapeurs d’acheminer vers les États-Unis les produits indispensables à leurs dévelopement: bois, charbon, farine, etc. Avec les améliorations constantes apportées par les gouvernements canadiens et américains, cette voie maritime atteint enfin le port de New-York. Suit la reconstruction de l’écluse en 1937. La rénovation de l’écluse actuelle en 1969 en fait l’un des plus beaux sites de villégiature du Service Canadien des Parcs.

En 1866, Saint-Ours obtient le statut de ‘ville’ suite à la promulgation d’un décret par la reine Victoria. Saint-Ours possède dès lors deux conseils municipaux; celui de la ville, celui de la paroisse.

Avec la modernisation et l’amélioration des réseaux routiers, le camion et le train remplacent les bateaux-vapeurs. Mais Saint-Ours conserve avec fierté sa vocation agricole qui occupe toujours 90% de son territoire. La qualité de ses élevages bovins, liés à la production laitière, est reconnue internationalement.

Le secteur industriel n’est pas pour autant mis de côté. En effet, une trentaine d’entreprise emploient actuellement près de 4,000 personnes. La plus importante de ces entreprises, la première fonderie de Saint-Ours, voit le jour vers 1800. Relocalisée et modernisée en 1922, la fonderie Laperle est rasée par un incendie en 1962 mais renaît aussitôt de ses cendres et continue la fabrication de pièces d’égoûts et d’aqueducs qui sont exportés quotidiennement vers les marchés canadiens et américains.

Aujourd’hui à Saint-Ours se cotoient le passé et le futur. Son importance historique, touristique et économique font de Saint-Ours un chef de file respecté par les autres municipalités de la région du Bas-Richelieu. Consciente de son rôle, Saint-Ours sais conserver et améliorer le mieux-être de sa communauté.

Il n’est pas étonnant que de nombreux artistes aient décidé de s’y établir: artistes-peintres, artisans, céramistes, chorégraphes de danse, bronzier, ébénistes et plusieurs autres.

Ainsi, ce dynamique havre de paix et de tranquilité, lieu où il fait bon s’arêter, sera toujours fidèle à sa devise:

“Pour les forts, rien n’est difficile”

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Source: Inconnue

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